Pierre Cardin

Pierre CardinCouturier et industriel français (San Biago di Callalta, province de Trévise, 1922).
En 1945, Pierre Cardin arrive à Paris et entre chez Paquin, puis chez Schiaparelli. Il rencontre alors Jean Cocteau et le décorateur Christian Bérard, et réalise de nombreux costumes, notamment ceux de la Belle et la Bête.

En 1946, Pierre Cardin rejoint Christian Dior, avec lequel il parfait sa formation. Quatre ans plus tard, il fonde sa propre maison et se spécialise dans la réalisation de costumes de théâtre. En 1953, il présente sa première collection de mode. Dès 1954, ses «robes bulles» font le tour du monde. La même année, il ouvre, à Paris, sa première boutique pour femmes, puis, trois ans plus tard, la boutique pour hommes. En 1959, il se lance dans le prêt-à-porter féminin et crée la diffusion masculine en 1961. En 1966, il présente sa première collection pour enfants. Deux ans plus tard, il autorise sa première licence en apposant sa marque sur des assiettes en porcelaine. En 1970, l’Espace Pierre-Cardin, regroupant un théâtre, un restaurant, une galerie et une salle de cinéma, est inauguré. En 1977, Pierre Cardin lance sa ligne de mobilier («Évolution»), ouvre sa première boutique «Maxim’s», qui sera suivie de plusieurs autres en France et à l’étranger. En 1981, il prend le contrôle du célèbre restaurant parisien «Maxim’s». La même année, il lance le parfum Choc; suivront Maxim’s pour Femme (1985), Maxim’s pour Homme (1988), Rose Cardin (1990), Enigme (1992), Ophélie (1995), Centaure (1996) et Orphée (1998).

Fort d’un véritable empire commercial dont les ramifications s’étendent du Japon aux États-Unis en passant par la Russie et la Chine, Pierre Cardin a été au centre de plusieurs rétrospectives (Paris, 1981 et 1997; Japon, 1982; Londres, 1990; Montréal, 1991; Mexico, 1993). Trois fois récompensé par le Dé d’or de la Haute Couture (1977, 1979, 1982), honoré à travers le monde, Pierre Cardin a également reçu, en 1983, les insignes de chevalier des Arts et Lettres et a été fait, la même année, chevalier de la Légion d’honneur, puis, en 1985, commandeur de l’ordre du Mérite. En 1991, il est promu au grade d’officier de la Légion d’honneur et, la même année, est reçu à l’ambassade du Japon à Paris pour y être décoré de l’ordre du Trésor sacré, Étoile d’or et d’argent, la plus haute distinction japonaise. En 1997, il a été élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur.

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