Claude Montana

Robe signée Claude Montana

Robe signée Claude Montana

Créateur de mode français (Paris, 1949).

Claude Montana démarre sa carrière à Londres, où il dessine des bijoux et obtient déjà une certaine notoriété. De retour en France, en 1971, il collabore avec le fabricant de vêtements en cuir Mac Douglas et découvre le travail et les techniques de cette matière, dont il fera la base de nombre de ses collections.

En 1973, il rencontre le président de la société espagnole Ferrer y Sentis, qui lui permet de se faire connaître internationalement grâce à de grandes présentations de collections et à une large organisation de distribution.

Fin 1979, Claude Montana crée sa propre société. Un an plus tard, il signe avec la marque italienne Genny un contrat de fabrication et de distribution pour le prêt-à-porter féminin «Claude Montana». En 1981, il lance sa ligne de prêt-à-porter masculin et collabore à l’élaboration de la collection «Complice».

En 1985, il reçoit l’Oscar de la meilleure collection printemps-été 1986 décerné par la Chambre syndicale des couturiers et des créateurs de mode. Un an plus tard, il lance son premier parfum: Parfum de peau, qui sera suivi par les parfums Homme (1988), Femme (1989), Suggestion (1994) et Just Me (1997).

Engagé par Lanvin, il crée, en 1990, sa première collection haute couture, immédiatement récompensée par le Dé d’or, qu’il reçoit une nouvelle fois pour sa deuxième collection, l’année suivante (une première dans l’histoire de ce prix).

En 1992, Claude Montana présente une nouvelle ligne de sportswear féminin «State of Claude Montana». En 1998, une nouvelle société «Montana Création» est lancée sous la direction de Jacques Berger et signe, avec la société italienne Time Italia, une licence pour la ligne sportswear «Montana Blu», puis, avec le groupe italien Alma, la licence «Montana White Label».

Aujourd’hui, à la tête de dix boutiques dans le monde, Claude Montana dessine sept collections par an.

Guy Laroche

Collection automne/ hiver 2013 2014

Collection automne/ hiver 2013

Couturier français (La Rochelle, 1921 — 1989).

En 1949, Guy Laroche entre chez Jean Desses, dont il devient l’assistant. En 1955, il se rend aux États-Unis afin d’étudier les nouvelles méthodes de fabrication de prêt-à-porter.

Deux ans plus tard, il ouvre, à Paris, près des Champs-Élysées, sa propre maison de couture; le succès est immédiat. En 1961, il augmente sa production et s’installe dans un hôtel particulier de l’avenue Montaigne. Dans la foulée, il ouvre, à la même adresse, sa boutique et lance sa première collection de prêt-à-porter. En 1966, il crée sa ligne de prêt-à-porter pour hommes et inaugure la boutique Guy Laroche Monsieur; la deuxième ouvrira ses portes en 1973.

Dès 1974, et grâce au lancement de «Guy Laroche Diffusion», le nouveau prêt-à-porter de la maison, la marque s’exporte à travers le monde et les ouvertures de magasins se multiplient aussi bien en France qu’à l’étranger. La maison Guy Laroche doit également sa renommée au succès de ses divers parfums: Fidji (1966), Eau Folle (1970), Drakkar (1972), J’ai Osé (1977), Drakkar Noir (1982), Clandestine (1986).

Fait chevalier de la Légion d’honneur en 1987, il reçut son deuxième Dé d’or de la haute couture (1985, 1989) un mois avant sa mort.

Le couturier français Christian Lacroix

Christian Lacroix, Haute Couture

Christian Lacroix, Haute Couture

Créateur de mode français (Arles, 1951).
Né en Provence, dont les ambiances et les couleurs ne cesseront de l’influencer, Christian Lacroix se passionne très tôt pour le dessin. En 1978, après des études à la Sorbonne et à l’école du Louvre, à Paris, il est engagé chez Hermès, où, en tant qu’assistant du styliste Guy Paulin, il apprend les bases du métier. Trois ans plus tard, la maison Jean Patou lui confie sa première collection de haute couture.

En 1987, il rencontre l’industriel français Bernard Arnault, président du groupe Louis Vuitton-Moët-Hennessy (LVMH), qui lui propose de financer sa propre griffe. Christian Lacroix relève le défi et présente sa collection en juillet de la même année. Déjà récompensé chez Patou par un Dé d’or (1986), la profession lui en remet un second après la présentation de son deuxième défilé (1988). Parallèlement, il lance sa marque de prêt-à-porter (1988), une ligne d’accessoires (1989), le parfum C’est la Vie! (1990), des vêtements plus décontractés sous la griffe «Bazar» (1994) et «Jeans de Christian Lacroix» (1996) ainsi que la ligne «Arts de la Table», en collaboration avec la maison Christofle (1997).

Régulièrement sollicité par le monde du théâtre, il est également l’auteur des costumes de plusieurs pièces dont Phèdre, à la Comédie-Française (1995). Sa marque reste l’un des fleurons de la haute couture française.

La mode by Coco Chanel

Look Coco Chanel

Look Coco Chanel

Gabrielle Bonheur
Couturière française (Saumur, 1883 — Paris, 1971).
Déjà en marge de ses contemporaines, Coco Chanel décide, dès 1905, de fuir le confort du mariage pour tenter de réussir sa vie par le seul biais du travail. Elle se met ainsi à confectionner des chapeaux pour ses amies. C’est à cette époque qu’elle rencontre un Britannique, Arthur Boy Capel, qui lui offre, en 1910, un petit fonds de commerce rue Cambon, derrière l’hôtel Ritz. Aux chapeaux s’ajoutent les tricots et, en 1915, elle se lance officiellement dans la couture. L’année suivante, elle impose le jersey, puis les petites robes noires.

En 1921, elle sort son premier parfum, le célèbre n° 5, et crée, en 1925, la «Société des parfums Chanel». Le n° 22 sera commercialisé en 1922. Suivront Gardénia (1925), Bois des îles (1926), Cuir de Russie (1927), Sycomore, Une idée (1930), Jasmin (1932), puis Pour Monsieur (1955). En 1928, Chanel lance ses premiers tailleurs en tweed, l’une des bases de toutes les collections à venir. En 1929, le département des accessoires prend de l’ampleur et, dès 1934, la marque développe sa ligne de bijoux fantaisie en créant un atelier spécialisé dans leur réalisation. En 1935, Chanel emploie près de 4 000 ouvrières et vend environ 28 000 modèles par an à travers le monde, plus particulièrement aux États-Unis, où elle a acquis une clientèle des plus fidèles.

Le choc de la Seconde Guerre mondiale met un terme à son expansion. Seule la boutique vendant les accessoires et les parfums reste ouverte. Ses relations troubles avec l’occupant et ses amours tumultueuses l’écartent peu à peu de la France, mais le succès de Christian Dior la pique au vif et entraîne son retour fracassant sur la scène de la mode, en 1954, avec son célèbre tailleur en tweed gansé. Elle a 71 ans. Encore boudée par les Français, elle explose sur le marché américain et finit rapidement par retrouver le succès sur le Vieux Continent. Elle impose alors ses objets fétiches: la broche en forme de camélia et son sac à main matelassé fermé par l’emblème de la marque, le double «C» qui avait vu le jour en 1955. En 1970, sort le n° 19.

Chanel meurt le 10 janvier de l’année suivante, dans sa chambre de l’hôtel Ritz, quelques semaines avant la présentation de sa dernière collection, qui remportera un triomphe.

Pierre Balmain

Pierre Balmain,1957

Pierre Balmain,1957

Couturier français (Saint-Jean-de-Maurienne, 1914 — Neuilly-sur-Seine, 1982).
Fils d’un propriétaire de plusieurs grosses usines de textile installées en Savoie, Pierre Balmain vient faire ses classes à Paris dans deux célèbres maisons de couture: Molyneux et Lucien Lelong. Après la Seconde Guerre mondiale, il ouvre ses propres ateliers près des Champs-Élysées. Ses premiers modèles développent les principes qu’il appliquera à chacune de ses collections: des formes ajustées, mais toujours confortables, ainsi que de somptueuses robes du soir. Ce sera le style «Jolie Madame», référence à son parfum créé en 1952. Ses collections se succèdent dans le même esprit jusqu’à sa disparition, en 1982.

Agnès Troublé, dite Agnès B

La ligne homme de l'enseigne Agnès B

La ligne homme de l’enseigne Agnès B

Créatrice de mode française (Versailles, 1941).
Après des études à l’école des beaux-arts de Versailles, elle devient rédactrice de mode au magazine féminin Elle. Cette expérience la conduit vers le stylisme, notamment chez Dorothée Bis, où elle fait ses premières armes avant de travailler, à son compte, pour Limitex, Pierre d’Alby, V de V et Eversbin. En 1957, elle lance la société «Comptoir Mondial de Création» et décide d’ouvrir sa première boutique dans une ancienne boucherie du quartier des Halles, à Paris. C’est là qu’elle lance les salopettes de travail reteintes en couleurs vives, les T-shirts à rayures, les cardigans à pressions et les vestes de cuir noir qui ont fait son succès et dont la diffusion perdure au fil des années.
Connue à travers le monde, elle diffuse ses lignes femme, homme et enfant dans ses 100 boutiques, dont 47 au Japon, 9 aux États-Unis et 4 en Angleterre. En 1987, elle sort son premier parfum, le B, qui sera suivi par une ligne de cosmétiques également diffusés en VPC. Forte de plusieurs lignes parallèles, dont «Lolita», une ligne d’accessoires et de maroquinerie, son style se caractérise par des lignes de vêtements très simples et des formes intemporelles

Pierre Cardin

Pierre CardinCouturier et industriel français (San Biago di Callalta, province de Trévise, 1922).
En 1945, Pierre Cardin arrive à Paris et entre chez Paquin, puis chez Schiaparelli. Il rencontre alors Jean Cocteau et le décorateur Christian Bérard, et réalise de nombreux costumes, notamment ceux de la Belle et la Bête.

En 1946, Pierre Cardin rejoint Christian Dior, avec lequel il parfait sa formation. Quatre ans plus tard, il fonde sa propre maison et se spécialise dans la réalisation de costumes de théâtre. En 1953, il présente sa première collection de mode. Dès 1954, ses «robes bulles» font le tour du monde. La même année, il ouvre, à Paris, sa première boutique pour femmes, puis, trois ans plus tard, la boutique pour hommes. En 1959, il se lance dans le prêt-à-porter féminin et crée la diffusion masculine en 1961. En 1966, il présente sa première collection pour enfants. Deux ans plus tard, il autorise sa première licence en apposant sa marque sur des assiettes en porcelaine. En 1970, l’Espace Pierre-Cardin, regroupant un théâtre, un restaurant, une galerie et une salle de cinéma, est inauguré. En 1977, Pierre Cardin lance sa ligne de mobilier («Évolution»), ouvre sa première boutique «Maxim’s», qui sera suivie de plusieurs autres en France et à l’étranger. En 1981, il prend le contrôle du célèbre restaurant parisien «Maxim’s». La même année, il lance le parfum Choc; suivront Maxim’s pour Femme (1985), Maxim’s pour Homme (1988), Rose Cardin (1990), Enigme (1992), Ophélie (1995), Centaure (1996) et Orphée (1998).

Fort d’un véritable empire commercial dont les ramifications s’étendent du Japon aux États-Unis en passant par la Russie et la Chine, Pierre Cardin a été au centre de plusieurs rétrospectives (Paris, 1981 et 1997; Japon, 1982; Londres, 1990; Montréal, 1991; Mexico, 1993). Trois fois récompensé par le Dé d’or de la Haute Couture (1977, 1979, 1982), honoré à travers le monde, Pierre Cardin a également reçu, en 1983, les insignes de chevalier des Arts et Lettres et a été fait, la même année, chevalier de la Légion d’honneur, puis, en 1985, commandeur de l’ordre du Mérite. En 1991, il est promu au grade d’officier de la Légion d’honneur et, la même année, est reçu à l’ambassade du Japon à Paris pour y être décoré de l’ordre du Trésor sacré, Étoile d’or et d’argent, la plus haute distinction japonaise. En 1997, il a été élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur.